Le caisson ne se pose pas à même le plancher
Dans des combles non chauffés, la tentation est de visser le caisson sur les solives ou de le poser à plat sur le plancher. Les deux solutions se payent. Posé rigidement, le caisson transmet ses vibrations à la structure : l'occupant de la chambre entendra un ronronnement solidien, et l'on croisera pendant des mois que le moteur est mort alors qu'il s'agit d'un problème de fixation. Posé à plat sur un plancher, le caisson se retrouve en noyau d'air froid, ses pieds trempent dans la condensation, et l'évacuation des condensats devient impossible si le socle n'a pas de pente.
La règle de l'art est double : un support qui reprend la charge sans la transmettre, et une géométrie qui permet à l'eau de partir.
Support porteur : ossature dédiée ou platelage reporté
Deux montages se valent, selon la trame des solives et le poids du caisson :
- Ossature bois dédiée. Un cadre de deux madriers posés perpendiculairement sur au moins trois solives, sur lesquels le caisson est fixé par tiges traversantes ou équerres. Le cadre répartit la charge et permet de régler la planéité. On fixera les madriers par vis et platines métalliques, jamais par clouage seul.
- Platelage reporté. Un plateau de contreplaqué marine ou métallique posé sur solives, plus grand que l'embase du caisson, avec bande résiliente interposée dessous.
Dans les deux cas, on garde une garde au sol d'au moins 10 à 15 cm : l'air froid des combles est stratifié, la condensation se dépose au contact, et une garde au sol évite que le socle ne baigne dans la flaque. La garde sert aussi à la maintenance : on doit pouvoir passer une main sous le caisson pour atteindre la purge.
Silentblocs : où ils servent, et où ils nuisent
Les silentblocs — plots élastomères ou ressorts à faible raideur — placent le caisson en suspension. Ils traitent la transmission solidienne quand le moteur est direct et que le caisson est posé au-dessus d'une pièce habitée. Trois précautions, sous peine d'effet inverse :
- Rigide au-dessus, souple en dessous : jamais de fixation rigide traversant le silentbloc, ce qui recrée un pont vibratoire immédiat.
- Répartition symétrique sous les quatre points d'ancrage, avec un caisson parfaitement de niveau : un caisson déséquilibré sur plots travaille sur un seul appui et transmet davantage qu'en fixation rigide.
- La liaison électrique et les gaines doivent rester souples sur les trente premiers centimètres. Un câble tendu ou une gaine annelée tirée en diagonale retransmet l'excitation, silentblocs ou pas.
Sur un caisson bien équilibré posé au-dessus de combles, les silentblocs sont optionnels. Au-dessus d'une chambre, ils deviennent utiles.
Pente des gaines et évacuation des condensats
Le caisson produit de l'eau, que ce soit par condensation de l'air extrait sur la paroi froide en hiver, ou par l'échangeur d'un double flux. Le socle doit déverser vers le raccord de purge, et le flexible d'évacuation doit garder une pente continue d'au moins 1 cm par mètre vers le siphon ou la évacuation, sans point bas. En combles, c'est là que l'installation rate le plus souvent : on pose le caisson, puis l'on laisse la gaine pendre en cloche, et l'eau stagne. Au premier gel, la cloche givre, le capteur de niveau décline la vitesse haute, et l'on appelle pour une « panne » qui est une flaque.
Sur un double flux, l'évacuation se dimensionne avec siphon de garde : un siphon sec laisse passer l'air et annule l'étanchéité de l'installation. Une pompe de relevage se pose quand la purge ne peut pas descendre : elle se visite une fois par an, crépine et cuve, et ne remplace pas la pente — elle la compense.
Isoler la gaine d'amenée avant tout le reste
En combles non chauffés, la gaine d'amenée d'un double flux amène de l'air à -5 ou -10 °C. Sans isolation continue et étanche aux raccords, elle givre et l'on observe de l'eau qui goutte dans les combles au dégivrage. Le kit se pose côté air neuf, manchette collée à chaque raccord, jusqu'au terminal : ligne de budget la moins visible et la plus rentable d'une pose en combles.
Réception express
- Caisson de niveau, quatre appuis chargés, aucune tige rigide traversant un silentbloc.
- Garde au sol mesurée, purge accessible à la main.
- Pente d'évacuation vérifiée au niveau à bulle sur tout le parcours.
- Gaine d'amenée isolée sans rupture decontinuité aux raccords.
- Essai : mise en route, main sur le caisson et sur la trémie pour sentir la transmission, écoute sous la pièce habitée.


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